
Eric FERRA : Comment es tu arrivé à la généalogie ?
Nicolas : Mon envie de faire les recherches généalogiques a débuté aux 50 ans de mariage de mes grands-parents lorsqu’un de mes oncles a distribué à chacun de ses frères et sœurs une photocopie de l’acte de mariage religieux et cet acte indiquait donc les dates et lieux de baptême de mes grands-parents et le nom de mes arrière-grands-parents. J’ai attendu 3 ans avant commencer les recherches … j’avais alors 15 ans et un seul vélo comme moyen de locomotion. Heureusement que mes ancêtres n’avaient pas trop voyagé dans les plus récentes générations
Eric FERRA : Tu t'y es pris comment pour débuter ?
Nicolas : J’ai commencé par chercher les actes aux dates et lieux indiqués par mes grands-parents (qui m'ont renseignés jusqu'à leur grands-parents) … Au début, les actes donnent beaucoup d’indications utiles pour avancer … ensuite, il faut connaître les us et coutumes (lieu de mariage …), se fier à son 6ème sens et avoir un minimum de chance.
Eric FERRA : Quels surprises as tu découvertes au cours de tes recherches ?
Nicolas : Je suis issu d’un milieu modeste, donc je pensais trouver uniquement des travailleurs de la terre Au final, j’ai retrouvé des métiers très diversifiés de la profession d’homme de peine à celle de Seigneur, en passant par des tisserands, marchands, charpentiers, chirurgiens, notaires … Certains métiers ont même disparus.
Eric FERRA : Une anecdote ?
Nicolas : Une seule difficile, chaque ancêtre est unique avec sa propre histoire En voici quelques unes (je l'ai détaillerai plus tard dans mon blog) :
- La plus grande différence d'âge entre époux parmi mes ancêtres : 78 ans pour l'homme et 26 ans pour la femme (mariés en 1777(ils ont eu un enfant) (lui s'était marié une première fois 50 ans et 14 jours plus tôt) (sa 2ème femme naitra 24 ans plus tard)
- Un couple qui se marie en 1743 leur enfant naitra le lendemain mais ils n'ont pas consommés avant le mariage Ils s'appellent Joseph et Marie c'est le Saint-Esprit qui a encore agit
- Une ancêtre qui se sépare de son mari peu avant 1700 (séparation des biens) pour la petite histoire, le divorce n'existait pas (seulement depuis la Révolution).
- Plusieurs réglements de comptes (en général, par coup de fusil)
- Une petite dernière : une ancêtre qui a eu pour première belle-mère Armande BEJART, la Veuve de Molière. Enfin, presque, car la belle-mère était déjà décédée lors du mariage.
Eric FERRA : Comment aimerais tu voir évolué la généalogie ?
Nicolas : J'aimerais que la généalogie évolue de plus en plus vers :
- le numérique (même si l'odeur des vieux papier est très agréable, il faut qu'ils puissent être conservés)
- une plus grande solidarité
- et surtout une plus grande fiabilité
Eric FERRA : Que trouve t-on sur ton blog ?
Nicolas : Mes passions (principalement la généalogie qui m'occupe plusieurs heures par jour). J'y raconte les anecdotes que je trouve au fil des archives consultés. C'est ce qui mets un peu de vie à la généalogie. Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup d'articles car il n'est pas créé depuis longtemps, mais j'en ai d'autres en préparation.
Eric FERRA : D'autres en preparation ? tu veu nous en dire plus ?
Nicolas : Bien sûr sur les prénoms, les noms de familles disparus, les raisons des migrations familiales (lorsque l'on les connaît) ce qui me plait en généalogie, c'est la multiplicité des sujets et le besoin de recherche pour arriver à la réponse. Parfois, on cherche et on ne trouve pas et un jour plus chanceux, on trouve sans avoir cherché Il ne faut jamais se décourager.
Eric FERRA : Donne nous l'adresse de ton blog
Si vous trouvez un cousinage, n'hésitez pas à me contacter j'ai beaucoup de documents plus intéressants que de simples noms, dates et lieux.